Maman oui, mais moderne !

20 avril 2012

Ma vie en rose...

Je traverse en ce moment une période très girly où tout n'est que, non pas luxe, calme et volupté (bien au contraire), mais rose, princesse et froufrous. A 3 ans, rien de bien original, sauf que ma jolie princesse est en fait un vrai petit bonhomme.

Tout a commencé quand celui-ci a remarqué que du rose envahissait petit à petit notre maison, arrivée de sa petite soeur oblige, car on a beau être au XXIème siècle dans une société prônant l'égalité homme-femme, il se trouve qu'à la naissance de ma fille j'ai été soudainement submergée de robes roses, bodys roses, pyjamas roses, chaussons roses, doudous roses et j'en passe... Mon ainé s'est donc mis à associer le rose à sa soeur (futé le p'tiot, hein ?!), et peu à peu, jalousie aidant, le rose est devenu la couleur top tendance. Chez le médecin : "Tu veux un bonbon mon p'tit, allez, choisis ta couleur...ROSE !", à la crèche : "Tiens donne le joli dessin que tu as fait ce matin... ROSE", à table "Tu veux un yahourt à quoi mon chéri ?... à la fraise ROSE"

En parents ultra modernes, nous ne nous sommes pas braqués : tu veux du rose, ok mon fils, tu peux rester viril même avec ton biberon rose, non mais sans blague ! Puis l'épidémie s'est étendue aux surnoms, car il faut bien l'avouer, on affuble toujours nos enfants de surnoms ridicules et, je l'avoue humblement, ma fille est devenue malgré moi "ma princesse". Son frère, toujours à l'affût, s'est donc lassé de "mon coeur, mon chéri, mon gros canard, mon bébé chat" (remarquez au passage la débilité de ces surnoms) pour vouloir lui aussi devenir une PRINCESSE...

Là, c'en était trop pour l'homme ! Il a beau être un papa moderne qui ne rechigne pas devant le poupon offert à notre fils et la mode du rose, la princesse, ce n'était plus possible. Du coup le voilà lancé dans une explication très philosophique : "Ecoute chéri, tu as vu la Belle au bois dormant, bon alors la princesse, que fait-elle, hein ? Elle chante toute la journée avec les petits oiseaux, elle danse, se trémousse, oh zut elle s'est piquée alors qu'elle avait reçu une terrible malédiction... bref pas très fun. Alors que le prince Philippe, ça, ça bouge avec son cheval, il traverse les ronces, combat le dragon avec sa grosse épée (hum hum, notez au passage la grosse épée...) Bref c'est un homme ! Alors tu préfères être un prince ou une princesse ?... une PRINCESSE papa !!!"

Bon au final, c'est mon fils lui-même qui a clos le débat, évoquant sa soeur : "Elle peut pas être une princesse, elle a même pas de couronne !" Voilà, un par tout, balle rose au centre !

Cox-1

 

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18 avril 2012

C'est grave docteur ?

Il faut que je vous avoue quelque chose que je ne pourrai pas vous cacher encore très longtemps : je suis prof et en plus j'aime ça...Et oui, deux enfants à ma charge ne me suffisaient pas, du coup je me suis lancée dans l'adoption annuelle d'une centaines d'adolescents pré, post et pleinement pubères. Et le pire c'est que j'aime ça !

vacances_profs2

J'aime les voir arriver encore enfants et les quitter en pleine mutation physiologique.

J'aime répéter sans cesse les mêmes choses quelle que soit la classe "Le sujet s'accorde avec le verbe, et oui c'est fou mais c'est comme ça."

J'aime leur fougue à 11 ans "- Qui veut aller au tableau ? - Moi madame, moi madame s'il vous plaiiiiiiiiiiiiiiit" et leur passivité légumesque à 14 : "- Qui veut lire le texte? Personne, bon bah Machin. - Sérieux madame, j'dois lire, là, ohhhh (énorme soupir) non, pitié m'dame, tout sauf ça."

J'aime leur logique sans faille "Un mot de la famille de mère, bah merguez" et leur culture générale sans borne "Bah ouais un papyrus c'est le truc sur lequel ils écrivent les noms des nominés dans Koh Lanta."

Et n'y voyez aucune ironie de ma part, j'aime réellement ce que je fais, car je me sens utile à la société ! Ouais, rien que ça ! Bon ok, au moins utile à ces enfants. Voilà c'est dit, je me suis confessée auprès de vous de ce lourd péché, ce qui vous permettra de mieux me comprendre dans d'autres articles car le problème du prof c'est qu'il a énormément de mal à parler d'autre chose que de son métier ! (n'est-ce pas chéri ?)

  

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17 avril 2012

Le Prénom

Cette semaine sort Le Prénom, un film adapté d'une pièce de théâtre qui avait déjà fait grand bruit.

                Le_Prenom_affiche Non, non, ne vous y méprenez pas, ce blog n'est pas dédié au cinéma (même si j'avoue en être une grande consommatrice), mais cette sortie me donne l'occasion de parler d'un sujet épineux : le choix d'un prénom.

Et oui, amies sans enfants et donc pleines d'illusions, le choix d'un prénom n'a rien de poétique ou de distrayant. Il s'agit en fait d'une bonne prise de tête, où on découvre des facettes cachées de son cher et tendre, et qu'on aurait sans doute préféré ne jamais connaître !

Je m'explique : vous voilà à 3 mois de grossesse (date fatidique d'accrochage de foetus), et la bouche en coeur vous arrivez devant votre homme pour lui faire part de vos prénoms préférés depuis l'âge de 10 ans, oui vous savez ces prénoms que vous donniez déjà à vos poupées. Et là, à chaque prénom énoncé, grimace de l'homme qui vous répond stoïquement "J'aime pas". Bam, en 3 micro-secondes adieu Gaspard, Violette, Louise, balayés d'un coup, sans même une explication "J'aime pas, j'aime pas c'est tout." Et quand l'homme daigne enfin vous donnez quelques unes de ses idées, puisqu'il faut bien lui donner un nom à cet enfant, vous découvrez avec horreur ses goûts : Agnès (gnangnan, une ex sans doute), Augustin (maxi bourge), Tania (beauf), Léopoldine (non, t'es sérieux là ?). Rassurez-vous, la nature est bien faite, et vous avez, non pas 9 mois, mais de bonnes heures de douleur avant l'accouchement pour vous mettre d'accord, et sous l'effet de la douleur ou de la péridurale, vous céderez forcément !

Pour ma part, 9 mois de négociation intense pour Louise pour finalement voir arriver un petit garçon... Mais connaitre ou non le sexe de son bébé est un autre sujet...

Allez pour ne pas vous quitter trop dépitées, voici une petite liste d'idées : http://www.magicmaman.com/,les-pires-prenoms-donnes-en-2011,2224,1992384.asp 

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16 avril 2012

30 ans sinon rien !

30ANSSINONRIEN"Une jeune adolescende de treize ans rêve de grandir le plus rapidement possible et se retrouve transportée à l'âge de 30ans, ce qui la ravit..." Voici le pitch du film 3O ans sinon rien et là je ne peux m'empêcher de me demander : pourquoi ? Qu'est ce qui a bien pu faire croire à Jenna Rink (l'heroïne du film) qu'à 30 ans c'est l'éclate totale... Non mais c'est vrai sans blague, entre les couches, les impôts, les biberons, les cernes, les diners quotidiens à préparer et le boulot, à quoi pensait-elle cette gourde !

Non je suis méchante, il y a toutefois un avantage à avoir 30 ans : en général de nombreuses personnes sont dans la même mouise que vous, et adore partager sur le net leurs expériences de trentenaires. Et finalement c'est grâce à Jennifer Garner  (et oui) que je me lance dans cette aventure pour vous faire part de mes anecdotes de très bientôt trentenaire, maman moderne de deux adorables chérubins !

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